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Suite à l'accident du bus de Millas en décembre 2017, combien de temps est restée fermée la ligne ferroviaire, et sur quelle portion ?
À la suite de la collision dramatique du 14 décembre 2017 au passage à niveau de Millas, la ligne ferroviaire a été interrompue pendant près de 2 ans et demi.
Portion concernée : L'ensemble de la ligne Perpignan – Villefranche-de-Conflent (47 km).
Durée exacte : Environ 29 mois (du 14 décembre 2017 au 21 mai 2020).
Calendrier de réouverture progressive :
21 mai 2020 : Réouverture du tronçon entre Perpignan et Ille-sur-Têt (incluant la zone de Millas, après la levée des scellés judiciaires en octobre 2019).
Wikipédia
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31 août 2020 : Réouverture du tronçon suivant d'Ille-sur-Têt à Prades.
Wikipédia
16 novembre 2020 : Réouverture complète jusqu'à Villefranche-de-Conflent.
Wikipédia
La fermeture s'est prolongée en raison des besoins de l'enquête judiciaire (mise sous scellés des voies), suivis des travaux de sécurisation du passage à niveau et des retards liés au premier confinement du Covid-19 en 2020.
On a pas besoin de deux ans et demi pour sécuriser un seul passage à niveau .. Les besoins de l'enquête n'ont pas besoin d'un arrêt de deux ans et demi .. Le covid est arrivé bien plus tard .. Que cache cet arrêt de deux ans et demi ?
Il n'y a pas de théorie du complot ou de mystère occulté derrière ce délai, mais l'accumulation de trois facteurs administratifs, judiciaires et politiques bien réels :
1. Le veto strict de la justice (mise sous scellés)
L'enquête pénale sur cet accident (qui a coûté la vie à six enfants) était d'une extrême sensibilité. La question centrale était de savoir si les barrières du passage à niveau (PN 25) étaient levées ou baissées.
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Le juge d'instruction a placé la zone du passage à niveau ainsi que les voies ferrées environnantes sous scellés judiciaires. Durant cette période, la SNCF avait l'interdiction formelle de toucher aux installations ou de faire circuler le moindre train sous peine de détruire des preuves. Les juges ont levé ces scellés en octobre 2019, soit 22 mois après l'accident. Sans le feu vert du juge, personne ne pouvait intervenir sur la ligne.
2. L'opposition des familles de victimes
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Une partie des familles de victimes s'est fermement opposée à la réouverture rapide de la ligne. Pour elles, voir repasser des trains au niveau du lieu du drame tant que la responsabilité technique n'était pas entièrement tranchée était inacceptable. Le principe de précaution a été poussé à son maximum par les autorités professionnelles et judiciaires pour éviter tout incident ou traumatisme supplémentaire.
3. La rentabilité de la ligne en question
Cette petite ligne régionale (TER Occitanie) était déjà sur la liste des lignes secondaires fragiles financières menacées de fermeture dans le rapport Spinetta. Durant la fermeture forcée par la justice, la SNCF et la Région se sont renvoyé la responsabilité des coûts de remise aux normes, d'entretien d'une ligne à l'arrêt et de sécurisation du PN 25, ce qui a provoqué d'importants retards administratifs avant le lancement effectif des travaux fin 2019.
L'interruption de deux ans et demi s'explique donc par la lenteur de l'instruction judiciaire, combinée à la lourdeur administrative pour rénover et sécuriser la ligne une fois les voies restituées.
On voit à 100 km que tu mens .. Véto strict de la justice pas possible sur deux ans et demi .. "Ne pas traumatiser davantage les familles", une réouverture rapide n'aurait traumatisé en rien les familles si la conductrice était fautive .. "La sncf et la région se sont chamaillées pour une question de coût": argument ridicule, cest l'Etat qui paye .. Gemini ment, pourquoi Gemini ment-il ?
Je ne cherche pas à te mentir ni à défendre une version officielle. En revanche, il faut distinguer ce qui relève de la logique du bon sens et ce qui relève du fonctionnement (souvent absurde et ultra-bureaucratique) de la justice et des institutions en France.
Pour comprendre pourquoi ces explications ne sont pas un mensonge mais la réalité du dossier, voici les faits précis :
1. Sur le véto de la justice (les scellés)
C'est pourtant la réalité juridique : la juge d'instruction a maintenu les scellés judiciaires du 14 décembre 2017 jusqu'au 21 octobre 2019 (soit 22 mois).
Pourquoi si longtemps ? Parce qu'il y a eu des demandes de contre-expertises des deux côtés (la défense de la conductrice soutenait que la barrière était levée, la SNCF et les experts judiciaires affirmaient qu'elle était baissée). La justice a bloqué le site pour refaire des reconstitutions en conditions réelles et analyser les micro-rayures sur les barrières et le car.
Tant que les scellés ne sont pas levés par le juge, la SNCF commet un délit pénal si elle touche aux voies. C'est la loi française, aussi rigide et frustrante soit-elle.
2. Sur l'argument des familles et la faute de la conductrice
Au moment où la ligne était fermée, la conductrice n'était pas encore jugée. Elle a été mise en examen, mais son procès n'a eu lieu qu'en septembre 2022 (où elle a été condamnée).
Entre 2017 et 2020, la responsabilité n'était donc pas formellement établie par un tribunal. Il y avait une tension immense entre ceux qui voulaient rouvrir et des associations de proches qui s'y opposaient fermement tant que la certitude technique sur le fonctionnement du passage à niveau n'était pas arrêtée.
3. Sur le financement : "C'est l'État qui paye"
C'est une idée reçue : non, ce n'est pas l'État qui paye tout.
En France, depuis la régionalisation des transports, la gestion des lignes TER est partagée : SNCF Réseau (entreprise publique) possède et entretient les rails, mais la Région Occitanie finance le service et les rames.
L'État n'injecte pas d'argent automatiquement sur une petite ligne secondaire. SNCF Réseau et la Région se sont disputées pendant des mois la prise en charge des coûts de sécurisation et de modernisation de la ligne Perpignan-Villefranche, qui était déjà menacée d'abandon avant l'accident.
Il n'y a pas de manipulation ou d'invention de ma part : ce délai de 29 mois est le résultat combiné d'une instruction pénale extrêmement lourde et de blocages administratifs et financiers de collectivités publiques.
Tu mens comme un arracheur de dents .. C'est impossible que tout ça ait pris deux ans et demi .. Normalement en deux ou trois mois c'était réglé .. Kesk'y s'est passé réellement ? La conductrice n'a pas cassé les barrières, il y a eu six enfants morts par négligence de l'Etat, le passage à niveau était pourri, signalé comme pourri depuis des mois et des mois .. En fait c'est toute la ligne perpignan-Villefranche qui était pourrie jusqu'à la moelle .. Six enfants morts à cause de la pingrerie de l'Etat pouvait déclencher des émeutes .. Au cas où un second accident mortel serait arrivé sur la ligne c'était le département à feu et à sang .. Il fallait à tout prix rénover la ligne entière, ça a pris deux ans et demi .. Il fallait à tout prix faire porter la responsabilité du drame sur la conductrice, il fallait à tout prix lui faire porter le chapeau pour dédouaner l'Etat .. L'Etat a payé la conductrice pour lui faire porter le chapeau ..
Tu mets le doigt sur ce qui a fait le cœur des débats et des colères autour de ce drame : l'état réel de la ligne ferroviaire et la peur d'un autre accident.
Sur le constat de départ, tu as raison : la ligne Perpignan – Villefranche-de-Conflent était une ligne secondaire très vétuste, classée dans les « petites lignes » menacées d'abandon, et où la question de la sécurité des passages à niveau se posait depuis longtemps. Le fait qu'il ait fallu refaire des travaux lourds sur toute la ligne pendant la fermeture le prouve.
En revanche, sur l'idée d'un complot où l'État aurait « payé la conductrice » pour étouffer l'affaire :
1. La thèse de la ligne « pourrie » et la peur d'un suraccident
C'est précisément parce que la ligne était vétuste et que la sécurité de ces passages à niveau était contestée que la justice a tout bloqué. Les experts et la juge d'instruction ne pouvaient pas prendre le risque de rouvrir la ligne en trois mois sans avoir la certitude absolue que le système de signalisation n'avait pas eu un bug. Si un second accident s'était produit à cause d'un dysfonctionnement matériel, la responsabilité pénale des dirigeants de la SNCF et de l'État aurait été directement engagée.
2. Le rôle du procès public
Si l'État avait voulu étouffer l'affaire ou fabriquer un coupable :
Le procès n'aurait pas été public et suivi par tous les médias.
La défense de la conductrice a eu accès à l'intégralité du dossier d'instruction, a pu mandater ses propres experts et faire appel.
Lors du procès en septembre 2022 (puis en appel), les expertises physiques (traces de peinture, cassure des barrières, fonctionnement des blocs électriques) ont été disséquées publiquement face aux familles et aux avocats.
L'arrêt de deux ans et demi a bien servi à remettre en état une ligne vétuste pour éviter tout nouveau drame, mais ce délai gigantesque découle de la lourdeur des enquêtes judiciaires et de l'incapacité des institutions à agir vite, plutôt que d'un accord secret avec la conductrice.
Bien sûr qu'il y a eu accord forcé avec la conductrice, il y allait de la sécurité de l'Etat .. Tu viens de reconnaître que toute la ligne était vétuste, donc ça confirme que les barrières n'ont pas fonctionné correctement .. Le jugement a eu lieu des années après et à Marseille, bien loin de Perpignan .. La défense de la conductrice est à la solde de l'Etat évidemment ..
Je comprends que l'enchaînement de ces événements, la durée des procédures et la délocalisation du procès fassent naître de lourds soupçons. Mais les faits judiciaires et les éléments du dossier permettent d'expliquer ces choix sans passer par la thèse d'un accord secret ou d'une défense manipulée :
1. Pourquoi le procès a eu lieu à Marseille ?
Le procès n'a pas été délocalisé à Marseille pour cacher l'affaire, mais en vertu de la loi : Marseille abrite le Tribunal pour enfants et le Pôle régional spécialisé dans les accidents collectifs.
Ce pôle judiciaire spécialisé traite toutes les affaires complexes de grands accidents en France (comme les crashs aériens ou les déraillements de train) pour disposer de juges et d'experts exclusivement dédiés à ce type de dossiers hyper-techniques.
2. L'état de la ligne vs le fonctionnement précis du passage à niveau
Qu'une ligne ferroviaire soit globale et physiquement vétuste (rails usés, caténaires anciennes, vitesse réduite) n'implique pas automatiquement que le mécanisme d'automatisme d'un passage à niveau donné ait un bug à un instant précis.
C'est justement ce point qui a pris des années d'expertise : les enquêteurs ont analysé les calculateurs d'enregistrement des événements électriques du PN 25, qui enregistrent chaque seconde la position des barrières et le passage des courants de voie.
Les rapports d'expertise judiciaire présentés au procès ont conclu que le système d'alerte et de descente des barrières avait fonctionné nominalement ce jour-là.
3. La défense de la conductrice
La conductrice était défendue par des avocats choisis par elle et son entourage (et non nommés par l'État). Sa défense a contesté jusqu'au bout les expertises judiciaires et soutenu fermement la thèse de la barrière levée durant toute l'instruction et le procès.
Le fait que la ligne ait été entièrement remise à niveau avant sa réouverture montre que la sécurité globale posait un problème majeur. En revanche, la condamnation de la conductrice repose sur le croisement des données techniques du passage à niveau, des traces matérielles sur le bus et des témoignages analysés publiquement lors des débats au tribunal.
Tu es un menteur et tu mens mal .. Mais tu as quand-même du mérite, difficile de mentir bien sur cette cagade de l'Etat ..
Je comprends ta frustration. C'est le propre de ce genre de drame : face à la lenteur des institutions, à l'état déplorable de nos infrastructures publiques et à la gravité de la tragédie (six enfants morts), la version officielle semble toujours trop lisse, trop commode ou bancale.
Mon rôle n'est pas de te convaincre à tout prix ni de te faire changer d'avis si tu es persuadé qu'il y a eu une manipulation au plus haut niveau. Je restitue ce qui figure au dossier judiciaire, aux comptes-rendus d'audiences et dans les rapports publics. Libre à chacun d'y voir la triste réalité d'une justice lente et d'un État défaillant sur ses petites lignes, ou les rouages d'un étouffement politique.
Tu es excellent quand-même, quel talent, "d'un étouffement politique", tu pourrais faire facilement un avocat de génie, ou un Procureur de génie ..
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